La Poste 35 000 Gardois votent non à la privatisation

dimanche 4 octobre 2009
par  pep cgt
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ll y avait plus qu’un soupçon d’effervescence hier soir au Prolé tandis qu’était effectué le dépouillement de la consultation nationale lancée par 60 associations, partis politiques de gauche, syndicats, sur le changement de statut annoncé de La Poste. Car les Gardois ont beaucoup voté et quasi unanimement dans le même sens. A la question : « Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d’accord avec ce projet ? », « plus de 35 000 Gardois », selon les chiffres avancés hier soir, se sont prononcés, affluents dans les 200 bureaux de vote disposés sur le territoire, en cochant, à près de 99 %, dans la case "Non". « En proportion, cela pourrait donner, au niveau national, plus de trois millions de votants », observait Daniel
Thombreau, du secrétariat départemental de la CGT.

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« Quel succès, s’enthousiasmait Martine Gayraud, secrétaire départementale du PCF. Il y a eu un formidable engouement pour ce vote, en zones rurales mais aussi en ville avec beaucoup de jeunes. » En ce qui concerne la seule ville de Nîmes, pas loin de 7 000 bulletins auraient été recueillis, toujours selon les informations transmises hier soir. « Le gouvernement va essayer de minimiser, bien sûr , reprenait Martine Gayraud. Mais il va être plus que gêné aux entournures quand il s’agira d’engager les débats au Parlement.

On ne pourra nier l’ampleur de la consultation. » Un peu plus tôt dans la matinée, les maires de six communes (Domessargues, Saint- Jean-du-Pin, Cendras, Saint- Julien-les-Rosiers, Les Mages et Rousson) avaient été convoqués devant le tribunal administratif (TA).
Le préfet du Gard leur reprochant d’avoir pris une délibération autorisant et organisant cette "votation". Une démarche illégale selon le représentant de l’État qui a demandé en référé au TA de suspendre l’exécution de cette délibération au motif, notamment, que les communes ne pouvaient agir que dans le cadre d’un intérêt local.

Mais les élus ne se sont pas déplacés et ont répondu par une lettre collective. Ils ont rappelé qu’il ne s’agissait pas d’un référendum ou d’une consultation formelle des électeurs puisque les personnes n’habitant pas la commune pouvaient participer à ce vote ; ou encore que les élus n’avaient ni ouvert les bureaux de vote ni mis à disposition la liste électorale. Pour cette audience en référé, la salle du tribunal était un peu vide.

Seuls le président du TA et la représentante de la préfecture étaient présents. Le tribunal a ordonné « la suspension de l’exécution de ces délibérations »... Les courriers devaient être transmis aux élus dans la journée. Pour autant, les consultations citoyennes sur l’avenir de La Poste se sont poursuivies pendant toute la journée... La préfecture n’a tout de même pas requis les forces de l’ordre pour faire appliquer cette décision.

R. B. et C. R. Édition Midi Libre du dimanche 4 octobre 2009


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