Etats-Unis : Bernie Sanders veut faire entrer les syndicats à l’entreprise

lundi 3 juin

Alors que élections se profilent pour 2020, Bernie Sanders et les démocrates veulent s’appuyer sur un large mouvement social. Ils ont proposé au sénat le 9 mai une loi pour garantir la démocratie sur les lieux de travail aux États-Unis et donner aux salariés américains la possibilité de « créer, rejoindre et participer à des organisations syndicales » afin de défendre « leurs revendications collectives ».

Autant de libertés toujours aussi peu évidentes outre-Atlantique, où les employeurs ne se gênent pas pour réduire toute velléité syndicale un peu prononcée. Dans une étude publiée en 2017, l’EPI, l’Institut de politique économique, constatait ainsi que plus de la moitié des travailleurs américains étaient menacés de perdre leur emploi en cas de syndicalisation et que ces derniers connaissent une « érosion systématique de leur pouvoir de négociation collective » depuis 40 ans.

Un constat qui avait déjà poussé « Bernie » à présenter son texte lors des présidences de Barak Obama. Las, entre Obamacare, retrait des troupes américaines d’Iraq et grise mine à Wall Street, sans oublier un certain manque de volonté politique, l’administration américaine s’était alors choisi d’autres priorités. Quant à la politique menée par le républicain, et libéral-conservateur, Donald Trump depuis son arrivée à la Maison blanche en 2017, elle s’est surtout montrée plus bénéfique aux entrepreneurs qu’aux travailleurs américains.

Les élections de mi-mandat, qui se sont tenues en novembre dernier, bouleversent cependant ce rapport de forces et pourraient faire évoluer la situation. Avec le retour d’une majorité démocrate au Congrès, et des élections qui se profilent pour 2020, donc une investiture à remporter, les démocrates semblent en effet avoir retrouvé leur combativité et leur fibre sociale. Et la mobilisation des sympathisants pour soutenir le projet de loi de Bernie Sanders, et les luttes des travailleurs, prend de l’ampleur.
Après avoir défendu les revendications des employés de, entre autres, Delta Airlines, Disney, Amazon, General Motors, Wabtec, Nissan, mais aussi celles des enseignants et personnels de l’éducation, le sénateur démocrate appelait les siens à rejoindre les piquets de grève présents devant les McDonald’s du pays le 23 mai dernier et soutenir les demandes des salariés de l’entreprise de restauration rapide qui réclament un salaire minimum de 15 dollars de l’heure, le doit de se syndiquer et que cessent « les violences et le harcèlement sexuel » sur leur lieu de travail.
Un réveil et une redynamisation du mouvement syndical plus que nécessaires alors qu’un rapport de l’AFL-CIO, première syndicale états-unienne, paru le 25 avril dernier, remarquait que « 5 147 travailleurs étaient morts sur leur lieu de travail en 2017, dont 807 de violence ».


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